Press release 9 -SheepNet partage les outils pour communiquer sur l’état corporel et discute sur les avantages de l’élevage de précision

SheepNet partage les outils pour communiquer sur l’état corporel et discute sur les avantages de l’élevage de précision

 

 

SheepNet a récemment tenu son quatrième atelier transnational à Alghero. Alghero est une ville du Nord-Ouest de la Sardaigne, une île où l’élevage ovin est une activité économique importante. L’atelier a réuni plus de 80 participants représentants les acteurs de 7 pays de SheepNet qui ont été rejoints par les participants de la Hongrie, d’Israël, du Brésil et de la Finlande. 

La réunion avait un programme très dense. Elle portait sur le partage et l’évaluation des outils utilisés dans différents pays pour communiquer sur la Note d’Etat Corporel (NEC). Elle portait également sur les avantages potentiels de l’élevage de précision dans le secteur ovin.

 

Le premier jour, la délégation a visité deux élevages ovins laitiers. L’exploitation de Michele Pira est de taille moyenne avec 420 brebis de race Sarde qui produisent en moyenne 350 kg de lait par lactation. Il vend également des reproducteurs. Cette activité constitue une partie importante de son chiffre d’affaire. L’exploitation comprend 90 ha dont 20 ha de bois et 70 ha cultivables. L’alimentation des brebis repose sur le pâturage complémenté par une ration unique mélangée. La consommation moyenne annuelle par brebis est de  400 kg d’ensilage de maïs, 150 kg de foin de ray-grass, 150 kg d’aliment concentré du commerce et de 125kg de céréales grains. Il utilise le bolus ruminal d’identification et le bâton de lecture pour identifier les animaux pour l’inventaire annuel et pour la sélection (enregistrement de la production mensuelle de lait pedigree et pedigree). La NEC est réalisée par l’agriculteur sans aucun outil numérique pour aider à collecter et à stocker des données. 

 

La deuxième ferme visitée était l’exploitation de Mangiata. C’est une grande ferme de 1 020 brebis qui produisent en moyenne 374kg de lait par lactation. L’exploitation totalise 472 ha comprenant une entreprise agricole produisant des fourrages basés sur l’herbe, les légumineuses, du foin, de l’enrubannage, de l’orge et de graines de féverole. L’alimentation des brebis repose sur le pâturage complémenté par une ration unique mélangée. La consommation moyenne annuelle par brebis est de  230 kg d’un mélange orge, graine de  féverole, graine de soja et de pulpe de betterave plus 330 kg d’un mélange de foin, foin de légumineuse et enrubannage. Cette exploitation utilise les outils de l’élevage de précision comme aide à la décision. La production laitière individuelle quotidienne est enregistrée grâce au bolus d’identification ruminal et d’un panneau de lecture relié à la machine à traire.

 

De plus, les résultats d’échographie et les notes d’état corporel sont enregistrés grâce à un bâton lecteur connecté à un smartphone équipé d’un logiciel pour stocker des données individuelles et ensuite produire des statistiques de troupeau. Les deux fermes ont montré de bons résultats en termes d’efficacité. La comparaison des deux fermes a animé la discussion entre les délégations au cours de l’atelier.

 

L’atelier a débuté par la présentation de la filière ovine italienne. En Italie, le secteur laitier est plus important que celui de la viande. La Sardaigne détient environ 45 % des ovins de l’Italie (environs 3 millions de brebis) et produit 65% des 300 millions de litres de lait de brebis produits en Italie transformés en 50 000 tonnes de formages. La production la plus importante est le fromage AOP Pecorino Romano dont la majorité est exportée aux USA.

Par la suite, on a présenté les outils utilisés par les pays participants pour diffuser la pratique de la NEC. Les délégations avaient l’occasion d’apprécier les différentes approches et de proposer de nouveaux outils et systèmes pour améliorer le transfert de connaissances.

Les principales conclusions étaient que l’efficacité de la communication pouvait être améliorée en utilisant à la fois les simulations numériques pour illustrer les techniques innovantes ou les réseaux sociaux pour partager les actualités et les données, ainsi que des programmes de formation spécifiques à l’école.

Les principaux outils d’identification électronique (EID) et ses applications pour la gestion du troupeau ont été présentés sur six tables : Surveillance & gestion du troupeau ; Gestion de la santé & ambiance de la bergerie ; Nutrition, nourrisseurs automatiques et besoins alimentaires ; Reproduction, agnelage et insémination artificielle ; Gestion de la pâture, du pâturage et du pâturage extensif; traite & lait. Chaque participant a eu l’occasion de visiter trois des six tables et de sélectionner les outils/applications qu’il juge les plus intéressants. Les 3 plus remarqués étaient : la cage de pesée avec identification électronique et triage automatisé, le Walk Over Weighing (WOW) (un système d’autopesée pour ovins) et les colliers GPS. Ils seront présentés lors du séminaire final de SheepNet.

L’atelier a continué avec un débat intéressant entre les participants et un panel de quatre agriculteurs d’Irlande, de France, de Turquie et d’Italie, qui utilisent régulièrement des techniques d’élevage de précision pour gérer leurs exploitations agricoles. Ces agriculteurs ont été invités à décrire avec précision les avantages et les inconvénients de leurs outils. La principale conclusion était que les techniques d’élevage de précision améliorent généralement l’efficacité et la rentabilité des élevages ovins, mais que leur mise en œuvre doit être modulée avec précaution selon la taille des exploitations.

 

Un cours pratique sur l’agnelage à la faculté de médecine vétérinaire de Sassari incluant des démonstrations pratiques de manipulation d’agneau pour l’agnelage et de placement de cordes, de sondage d’agneaux, d’injection de glucose pour les agneaux en hypoglycémie, et d’évaluation de la qualité et du stockage du colostrum. L’atelier a réuni une vingtaine d’agriculteurs et de conseillers des différents pays SheepNet. Des vidéos montrant le contenu du cours sera bientôt disponibles sur le site SheepNet.

 

Pendant ce temps, au centre AGRIS du Bonassai, les animateurs de réseau SheepNet ont eu un débat intéressant avec intervenants italiens sur les principaux enjeux et les principales opportunités de la filière ovine en Europe. Les principales questions portaient sur les politiques utiles pour accroître la rentabilité de l’élevage ovin et  pour maintenir cette activité économique dans les zones défavorisées.

 

 

SheepNet tiendra son prochain atelier transnational en Irlande en Juin 2019.

 

SheepNet tiendra son séminaire final en France au début du mois de Septembre 2019.

 

SheepNet est ouvert à tous les pays de l’UE, les acteurs, les producteurs d’ovins. Pour plus d’informations :

rejoignez-nous!

partenaires

eu

Date